10 avril 2010

ETAPE 50

Palinuro - Naples (195 km)

50ème étape aujourd’hui ! Ca se fête ? Non… en fait, je ne m’en rends compte que le soir… une étape comme une autre d’un voyage pas comme les autres…

Mais une étape qui commence en douceur par l’un des plus agréables petits déjeuners du voyage. Imaginez… Fermez les yeux… (enfin, lisez d’abord !)… Un petit village accroché sur un sommet rocheux… la mer bleu, immaculé, sans une vague, quelques 100 m en contrebas… les pentes des montagnes couvertes d’un tapis de chênes verts… quelques cumulus boursoufflés et immaculés paressent dans le ciel… une place au soleil, dominant les maisons au toit de tuiles roses en contrebas… quelques cafés, des chaises métalliques, des bancs sous les arbres… quelques anciens jouent aux cartes, coiffés de casquette de marin ou d’un chapeau mou… d’autres, debout, les regardent… des femmes discutent sur les bancs… quelques enfants se poursuivent en riant… pas une voiture, pas un bruit… un gendarme débonnaire se promène d’un groupe à l’autre… quelques personnes autour de quatre ou cinq cageots de légumes déposés contre un muret… je reprends un cappuccino à la cannelle…

Puis je retourne à mes lacets qui contournent la mer. Et je m’incline, à droite, à gauche, selon l’humeur des virages. Agréable déhanchement qui, hélas, prend fin quelques 50 km avant d’arriver à Naples. Le pays, redevenu plat, s’est transformé en une ville en continue masquant le Vésuve derrière les immeubles en rangs serrés. Pompéi a bien été reconstruite ! Ils ont même fait venir le train !

Lors de ces longues traversées urbaines, je peux à loisir profiter de deux difficultés de la conduite en Italie. Première contrainte, la signalisation est très… aléatoire… En ville, on n’indique plus les directions des villes mais le nom des rues… des administrations… ou des hôtels… pas très très utile pour une navigation au long cours… La seconde paire de manche, ce sont les changements de direction intempestifs des véhicules… Les Italiens ne considèrent en effet les petites lumières oranges sur les côtés qu'uniquement comme des ornements pour les mariages ou les victoires de la coupe du monde de foot contre la France… Bonjour les surprises et les réflexes donc !

Puis la ville577 infinie devient Naples et là ! Simplement fabuleux ! Un empilement de mondes différen600ts, un empilement de vies ! Sur les pentes, les ruelles étroites et parfois tortueuses n’ont rien à envier aux médinas nord-africaines ! Dominant les pavés de leurs cinq ou six étages, les immeubles créent des gorges sombres et sonores où s’accrochent le linge et les drapeaux vert-blanc-rouge. Les vespas et autres engins à deux roues foncent à toute vitesse entre les piétons et les rares voitures. Chaque pâté de maisons prend des allures de village.

Un peu plus bas, une rue piétonne aux allures de kermesse. Les vitrines chic s’alignent en continue. Vêtements, bijoux, fantaisies, photos… Entre un Cartier et Hugo Boss, une église surchargée de dorure invite… à la repentance ? Sur les trottoirs, les « mafias » bangladeshies ( ?) et Africaines offrent aux promeneurs leurs étals de faux sacs à main, jouets électro-plastiques et bracelets de pacotilles. De l’ambiance, des 582djembés, des danses africaines ! Des migrants au bout de la route ?

Et puis il y a le port, ses immeubles cossus, ses places « mussolinie599nnes », ses forteresses médiévales… et le Vésuve, enfin dévoilé !

C’est une ville qui bouillonne ! Qui vivre ! Waaouuuu !

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Posté par LoinAilleurs à 22:23 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur ETAPE 50

    Pour avoir traversé l'Italie en vélo, je rajouterais une troisième difficulté à circuler à laquelle tu as échappé, n'étant pas une fille : les coups de klaxon et les interpellations permanentes !
    Quant à Naples, oui cette ville a un sacré charme mais il peut être vénéneux...

    Posté par Souris des champ, 11 avril 2010 à 21:12 | | Répondre
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