07 avril 2010

ETAPE 47

Agira – S. Alessio Siculo (163 km)

L’ascension de l’Etna est donc à l’ordre de cette journée grise. Le sommet en ligne de mir549e, je louvoie de petites routes en villages perchés et me rapproche peu à peu de mon objectif. Bientôt, plus aucune autre colline ne me sépare de ses contreforts à l’assaut desquels je m’élance. C’est alors que tout devient noir : les arbres dénudés qui sont toujours en hiver, mais également les murets autour des champs, constitués de blocs de lave, les maisons, idem, et l’asphalte, toujours, qui se marrie au ciel sans soleil. Il faut un sacré moral pour vivre par ici !

A une intersection, je découvre un panneau indicateur « Etna ». Tiens donc ! Une gentille attention aux myopes de passage qui n’auraient pas aperçu le géant du coin ? Suivons-le donc, nous verrons bien !

La route monte en lacets serrés, les maisons s’éloignent et la côte apparait au loin. Toute la Sicile, en bas, disparait peu à peu dans une brume aux dégradés de bleu-gris. Lendemains de Pâques, je suis déjà bon pour l’ascension !

Mais non, au détour d’un virage, ce n’est pas aux portes du paradis que me dépose ma mobylette mais à celles d’une station de sports d’hiver, avec hôtels, restaurants d’altitude, télésièges, télécabines et traces de ski dans la neige ! Et moi qui ai oublié mon surf !

Un peu partout, des touristes se promènent autour de cratères. Mê553me si le sommet nous domine encore de plus de 1 000 m, le volcan a connu quelques éruptions cutanées par ici qui ont laissé quelques boutons d’acné éclatés. A défaut de grives… Car l’Etna est un parc naturel et ma mobylette n’est pas la bienvenue sur ses pentes ! Je continue donc à pieds au milieu des roches aux allures d’éponges sombres mais délaisse le cratère central pour une autre occasion. Trop éloigné.

Retour vers une mer métallique venant épouser une côte hachurée de falaises. Peu d’espace vital ? Qu’à cela ne tienne, sur quelqu559es dizaines de mètres, les urbanistes ont réussi à caser un millefeuille économiquement idéal : la plage – la promenade des Anglais - les hôtels de « la plage » – la nationale – la 556voie ferrée – l’autoroute – les hôtels « belvédère » - la falaise. Et tout le monde est content ! Enfin, pour autant qu’il nous reste une activité légale à pratiquer car je ne maîtrise pas trop l’italien mais certains panneaux semblent assez explicites… Peut-être mon amie du désert pourra t’elle m’en dire plus ?

558Au fait, il semblerait qu’ils aient adopté les gambettes des filles comme drapeau régional ! Il faudra revenir en été pour admirer… car pour l’instant, sur les galets, c’est plutôt l’anorak la tenue de rigueur…

Posté par LoinAilleurs à 20:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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